Le recrutement militaire et nos écoles

L’industrie militaire canadienne est en expansion fulgurante. En dollars ajustés, le budget de notre armée est à ce jour à  son plus haut niveau depuis la Seconde Guerre mondiale, et il  continue de s’accroître à un rythme sans cesse grandissant. Quotidiennement, plus de 55 millions de dollars sont dirigés vers l’armée. Alors que cette nouvelle orientation canadienne  entraîne des répercussions certaines au Moyen-Orient où nos  soldats font la guerre, elle transforme également nos  communautés.

Publicité sur le site de la base Valcartier. (cfpsa.ca)

Publicité sur le site de la base Valcartier. (cfpsa.ca)

On peut facilement apercevoir, dans l’espace public, des publicités nous incitant à « combattre avec les Forces ». Les milieux défavorisés et ceux fréquentés par la jeunesse sont régulièrement visités par ceux qui ont le mandat d’élargir les rangs de l’armée. Cette tendance ne peut que continuer à s’intensifier, puisque les centres militaires de recrutement et de relations publiques continueront à bénéficier d’augmentations budgétaires astronomiques pour les prochaines années.

Nous sommes la cibles de publicités glorifiant le rôle des militaires et ventant les vertus de leurs entreprises à l’étranger. Dans les journaux, à la radio et à la télévision, on nous montre régulièrement des analyses nous présentant les « missions » de nos soldats comme une nécessité, l’industrie de l’armement comme un lieu d’investissement légitime et la carrière de militaire comme un engagement humaniste. Quand il ne s’agit pas directement d’officiers en uniforme, ce sont habituellement des « expert indépendants » bénéficiant de millions en financement du ministère de la Défense qui nous adressent ce type de message. Peu importe leurs titres, ces acteurs semblent nous valoriser des interventions militaires nécessitant des investissements considérables dont les marchands de canons et les grandes pétrolières sont les premiers à tirer profit.

Publicité. (forces.ca)

Publicité. (forces.ca)

Nos dirigeants affirment que la lutte au terrorisme doit devenir la priorité de nos États et que l’on doit se doter des moyens nécessaires pour combattre la menace. On nous dit que la nouvelle vision plus agressive de la politique fédérale vise à nous protéger, à défendre nos valeurs et nos intérêts. C’est ainsi que le Canada a abandonné les missions de maintien de la paix pour participer à des conflits offensifs. Cette nouvelle orientation nous rapproche-t-elle réellement d’un idéal d’équité, de justice et de paix?

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