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Quand les communautés intègrent la lutte contre la violence

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logoL’organisme Katimavik est reconnu pour son service volontaire jeunesse. Traditionnellement, dans le cadre d’un service civil entièrement financé par Patrimoine Canada, de jeunes citoyens sont recrutés pour s’engager dans divers projets communautaires à travers le pays. Ces projets les aident à intégrer, dans une réalité autre que la leur, généralement en dehors de leur province, un processus d’apprentissage par la vie communautaire.

Un jeune a ainsi l’occasion d’améliorer ses habiletés sociales en partageant son quotidien avec une dizaine d’autres jeunes. En commun, des jeunes doivent s’organiser un milieu de vie, relever tous les défis qu’ils y rencontrent.

En 2011, à Victoriaville, alors qu’un groupe Katimavik s’apprêtait à quitter la ville après cinq ans de présence, une idée a germé de mobiliser la communauté locale pour le maintenir. Cette idée a débouché sur un projet qui a permis de bâtir un nouveau partenariat impliquant le groupe Katimavik et le Centre Emmaüs. Ces organismes se sont, par la suite, associés à Outils de Paix, un regroupement d’organismes de promotion de la paix, afin de développer avec eux une initiative d’accompagnement communautaire préventif de la violence et de l’intimidation. Ce fut le début d’une belle collaboration qui a donné naissance au projet-pilote Bâtisseurs pour la paix.

Avec la collaboration des organismes participant à l’initiative « Outils de paix », des expertises en provenance d’une dizaine d’organismes travaillant à développer des approches variées de lutte contre la violence viennent outiller les jeunes à la recherche de compétences d’intervention citoyenne.

Une expérience unique de service civil

Un groupe devant la Katima-Van à Saint-Hyacinthe, Québec. (Photo: inconnu)
Un groupe devant la Katima-Van à Saint-Hyacinthe, Québec. (Photo: inconnu)

Le Centre communautaire de Victoriaville a choisi d’articuler son projet autour de la problématique de l’intimidation chez les jeunes. Depuis janvier 2012, onze jeunes sont regroupés dans un milieu pour l’apprentissage d’une forme d’action communautaire en prévention de la violence. Ils reçoivent une série de formations relatives à des compétences qui leur permettront d’intervenir préventivement face à l’intimidation des jeunes, tant dans les écoles que les milieux communautaires des Bois-Francs. Ils expérimentent les moyens d’action non seulement appropriés dans ce contexte particulier mais aussi reconnus comme utiles en n’importe quelle communauté, dont les milieux scolaires.

Grosso modo, nous parlons d’un projet dont la mission permet aux jeunes de poursuivre les principaux objectifs suivants :

1. Accroître les connaissances sur la problématique spécifique de l’intimidation en milieu jeunesse;

2. Se familiariser avec les compétences de paix élémentaires utiles pour l’intervention en n’importe quel milieu;

3. S’insérer dans les milieux communautaires et scolaires sur le territoire du projet;

4. Effectuer des observations sur l’utilisation ou non des compétences de paix et des habiletés sociales par les jeunes des milieux dans lesquels ils sont insérés;

5. Déterminer les lacunes en termes de compétences de paix dans les milieux ;

6. Voir les possibilités de recourir aux compétences de paix appropriées pour le milieu.

Les premiers pas d’une démarche d’intervention

À partir de ce projet, il y a lieu de populariser une approche d’accompagnement communautaire préventif, une démarche permettant d’accompagner les personnes victimes ou perpétratrices de violences afin d’en réduire l’incidence. Nous nous attendons à ce que les premières expériences de ce projet culminent avec la tenue d’un forum régional où les jeunes partageront sur les connaissances acquises avec les intervenants du milieu et sur les conclusions de leur démarche. Le défi sera par la suite de jauger le désir du milieu à passer à l’action sur la base de programmes d’intervention communautaire identifiés dans le cadre du projet Katimavik.

Ce projet, le premier du genre à être entièrement initié par la communauté et financé par plusieurs sources, dont la municipalité de Victoriaville, le Fonds régional d’investissement jeunesse du Centre-du-Québec (FJCQ et CRECQ), le Réseau québécois des donateurs pour la paix ainsi que d’autres fondations locales, constitue certainement un modèle pour d’autres communautés.

1 commentaire pour “Quand les communautés intègrent la lutte contre la violence”

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