LA RÉSILIENCE VITALE
Par Michel Jetté
« Les 12 derniers mois ont été 1,61°C plus élevés que les températures préindustrielles, dépassant le seuil de 1,5°C qui, selon les décideurs politiques et les scientifiques, pourrait menacer la vie sur la planète. »
Et voilà un autre constat scientifique qui s’ajoute à la litanie de nouvelles qui ont de quoi affecter les réjouissances dues à notre printemps hâtif. Ce n’est rien de moins que le Service Copernicus sur le Changement Climatique de l’Union Européenne qui a déclaré au mois de mai 2024 que les températures mondiales d’avril étaient supérieures de 1,58°C (2,8°F) aux moyennes historiques et qu’il s’agissait du mois d’avril le plus chaud jamais enregistré. Faisant suite à plus d’une décennie de records battus, les scientifiques s’époumonent de nouveau afin de nous faire comprendre que malgré le El Niño actuel qui augmente la température globale, l’énergie supplémentaire piégée dans l’océan et l’atmosphère par les concentrations croissantes de gaz à effet de serre continuera de pousser la température mondiale vers de nouveaux records. Autrement dit, l’humanité va bon train à la catastrophe en continuant à « empiler » des concentrations de gaz à effet de serre dans le système Terre en sachant très bien que, telle une lente intoxication, le poison finira par avoir raison de nous.
En fait, l’intoxication n’est pas aussi lente qu’on le croyait. Les océans ont jusqu’à maintenant absorbé environ 90% de la chaleur émise par la hausse des émissions de gaz anthropique. Mais tôt ou tard, elles remettront dans l’atmosphère une bonne partie de cette chaleur poussant davantage les températures à la hausse. Alors, qu’est-ce que tout ça signifie? Même si nous arrivions à baisser drastiquement nos gaz à effet de serre, la température continuera à augmenter pour des décennies à venir, cela se nomme « l’inertie du système ». Qu’est-ce que cela signifie pour l’humanité? Si elle ne s’engage pas immédiatement à réduire ses GES de toute urgence alors que nous traversons la ligne rouge du 1,5C, il sera trop tard pour espérer endiguer un réchauffement catastrophique. Pour la
civilisation humaine, cela signifie qu’ayant atteint des températures globales catastrophiques et qu’en plus de subir l’inertie du système qui recrachera la chaleur de nos émissions passées emmagasinées dans les océans, nous subirons inévitablement des « points de bascule » où tout le système Terre changera d’état, état qui sera loin d’être adéquat à toute adaptation à long terme. Et qu’est-ce que cela signifie pour nous? Nous devons réaliser urgemment, qu’on le veuille ou non, que nous ferons face à des évènements destructeurs qui s’enchaineront et s’amplifieront avec une plus grande fréquence. Nous n’avons donc pas le choix de développer des processus de résilience vitaux.
Que signifie résilience? Pour faire simple, c’est la capacité de surmonter des chocs. Nous aurons tous compris (pandémie oblige) que nous aurons affaire à non seulement aux chocs climatiques mais aussi aux autres chocs tels que les chocs sanitaires, à l’effondrement de récoltes dû aux sècheresses qui engendreront de nouveau des chocs économiques qui résulteront en des crises sociales. Nous sommes face à des phénomènes qui génèreront des violences dues à ces effondrements successifs des conditions de vie. C’est le monde que l’on s’est donné malgré 4 décennies d’avertissements.
Violences et conséquences
Nous prenons donc conscience que l’un des défis majeurs sera de s’adresser aux phénomènes de violences sociales générées par les évènements extrêmes qui se développent en ce moment même.
Actuellement, de façon globale, malgré une transition énergétique supposément en cours, la première action prioritaire, soit la réduction urgente de GES, est un échec : d’année en année, nous continuons à battre des records d’émissions de gaz à effet de serre malgré les politiques d’électrification. Le premier mouvement de résilience pour s’attaquer aux fondements de cette catastrophe en marche est de toute évidence la réduction urgente des GES. Mais, nous semblons peu enclins à comprendre ce que cela signifie. Ce n’est pas seulement une baisse drastique de notre utilisation d’énergie fossile qui est urgent, mais bien la réduction de notre utilisation d’énergie globale qui est cruciale… toute forme d’énergie.
La résilience passe par la compréhension profonde que peu importe le type d’énergie utilisée cela a un impact profond sur le système Terre. Une transition énergétique qui ne veut que remplacer une énergie par une autre (pétrole vs électricité) n’est pas une transition mais bien un modèle économique qui veut faire perdurer son « business as usual », modèle qui, en passant, a résulté en la crise existentielle actuelle du vivant. Pour se prémunir de bases solides pour une résilience efficace, nous aurons compris que nous devons avant tout nous changer nous-mêmes. Comprendre les mécanismes qui nous ont amenés à croire en des valeurs, un mode de vie et de pensée, qui font globalement de nous une espèce super consommatrice, fossoyeur du vivant. Le modèle économique qui a déclenché la sixième grande extinction du vivant est maintenu avant tout par nous, nos comportements. Alors, si nous décidons de réduire nos GES, notre empreinte carbone, notre consommation, cela ne pourra se faire qu’à la condition d’une révolution de notre conscience face au lien qui nous unit au vivant; pas pour des raisons écolo-économiques afin de faire perdurer un modèle qui nous mène à notre perte. Cette mobilisation silencieuse pourrait être massive et annoncerait un « shift » fondamental dans l’évolution de l’humanité. Elle est la forme de résilience la plus puissante car elle s’opère aussitôt que nous changeons pour une vie sobre, simple et humble. On perçoit cette éthique de vie émerger particulièrement parmi les organismes communautaires; ceux et celles qui entrent en contact avec la souffrance tant de leurs semblables que des êtres vivants qui composent leur environnement.
Sobriété volontaire ou imposée?
Face aux déstabilisations sociales, l’urgence actuelle est telle que seuls les États ont la capacité à faire les transformations profondes à la vitesse que la crise l’exige. Seules des contraintes majeures et des lois sévères, voire révolutionnaires, peuvent arriver à contrer le déséquilibre profond d’une entité aussi massive que le système Terre. Nous l’avons déséquilibré en 2 siècles (20 décennies). Nous devons retrouver l’équilibre dans les décennies à venir si nous voulons éviter un emballement irréversible du climat. Les acteurs tant politiques qu’économiques qui nous mènent au suicide collectif doivent être reconnus; les leviers du pouvoir doivent leur être retirés. Sans l’arrivée d’hommes et de femmes de conscience, de compassion et de détermination, la résilience ne sera pas possible. Il est permis d’imaginer qu’un monde dont la valeur cardinale serait le vivant, et non le profit, régulerait toutes les sphères de sa société, plus particulièrement l’économie, en lien avec cette valeur qui représente aussi notre continuité. Alors, la mobilisation citoyenne devient l’une des actions de résilience fondamentale. Au-delà de la baisse drastique des GES et du changement de valeurs tant personnelles que sociales, seules les forces sociales mobilisées pour un changement de paradigme sociétal peuvent déclencher ce point de bascule civilisationnel… cette résilience ultime.
Point de bascule ou point final?
Alors comment, en tant qu’individu, on déclenche un point de bascule de cette ampleur? La suite de Limits to growth (rapport Meadows 2006) nous enseigne que le seul modèle viable, soutenable, pour la suite de notre civilisation est celui du « bien commun ».
Une société sobre, résiliente, doit passer par des systèmes simplifiés, adaptés aux populations locales même si cela signifie une réduction majeure des habitudes de consommation. Autrement dit: l’autonomie alimentaire, la production énergétique publique, un système de santé universel, des logements abordables et des lois et règlements qui priorisent la vie plutôt que le profit sont les vases communicants de résiliences cruciales. Voilà les lieux d’actions prioritaires, car une vie simplifiée, sobre est l’un des moteurs les plus puissants pour la baisse de GES, mais aussi l’un des plus résilients, car il amène des actions radicales envers notre environnement pour faire face à la crise planétaire qui est en route. Mais, ne soyons pas naïfs : face aux forces économiques et politiques actuelles qui refusent tout changement pourtant essentiel à notre survie, le combat se situe aussi au-delà de la résilience. Aucun puissant de ce monde ne va abdiquer à l’accumulation de sa fortune qui grossit au rythme du déclin de la vie. Dès lors, pour qu’un mouvement de fond puisse naître, il devra être composé d’individus inébranlables aux valeurs profondes qui les guideront dans cet océan déchaîné qui se lève.
Donc, nous devons nous préparer aux chocs qui sont inévitables. Rappelons-nous que l’inertie du système est à l’œuvre et que nous avons tant attendu, que nos systèmes naturels vont continuer à se dérégler. La crise planétaire actuelle va révéler une chose essentielle : l’entraide, la sollicitude, la coopération et le don de soi sont les fondements de la résilience. Qu’on le veuille ou non, nos communautés tant locales que régionales vont devoir se préparer aux chocs. Elles auront à mettre à contribution toutes les forces sociales afin d’éviter les violences contextuelles qu’apporteront ces crises tant climatiques, sanitaires et sociales. Il est aussi possible que ces manifestations de dérèglements sociaux puissent se développer en violences structurelles si nos démocraties périclitent. Alors, que ce soit les organismes communautaires, civils, économiques et politiques, chaque région doit se préparer sans délai, car ce que les inondations, les feux de forêts et les tempêtes de toutes
sortes ont à nous apprendre c’est qu’ils ne sont que la pointe de l’iceberg. Si nous aboutissons dans un monde où le darwinisme social, la loi du plus fort, devient la norme, nous réaliserons alors que nous n’avons rien compris à l’histoire récente qui résulte en la catastrophe actuelle où la vie ne s’est jamais éteinte à un tel rythme depuis l’avènement du vivant sur Terre. La résilience ne peut être qu’un changement de comportement profond que nous accueillerons avec bienveillance et force… la probable naissance d’un monde nouveau.
Face à la crise planétaire, les solutions sont presque toutes connues
par Michel Jetté
Regardons quelles solutions globales ont été présentées aux nations afin de contrer la catastrophe en marche : le Plan B de Lester R. Brown, le plan de décroissance Drawdown, la théorie du Donut, etc. Tous ces plans, ces solutions, sont valables et applicables avec du courage politique. Mais, le Plan qui se démarqua demeure celui de Earth4all : la suite du fameux rapport Meadows de 1972 (Halte à la croissance). La particularité de ce rapport, c’est qu’il a bénéficié de 3 décennies de datas pour prouver que les modèles développés par le premier rapport Meadows, puis mis à jour lors d’un second rapport
(Limits to Growth, the 30 years update) se sont avérés cohérents avec la réalité d’aujourd’hui qui nous annonce une succession d’effondrements.
Concentrons-nous sur un aspect de Earth4All : fort des 30 ans de prises de données et d’analyses en lien avec les modèles précédents qui exposent un risque sérieux d’effondrement global, et suite à la conceptualisation de nouveaux modèles qui ont justement bénéficié de ces décennies de données, la
solution à la crise planétaire actuelle se résumerait par le modèle « The Giant Leap » (Grand Bond). Pour arriver à éviter un effondrement de nos écosystèmes et de notre civilisation, le Grand Bond propose une transformation sociale urgente sous la forme de « 5 changements de cap »… cinq changements sociétaux cruciaux :
- L’éradication de la pauvreté.
Son objectif: Un taux de croissance du PIB d’au moins 5% pour les pays à faible revenu jusqu’à ce que le PIB par personne dépasse 15,000 dollars US par an. - Réduire les inégalités :
Son objectif : D’ici 2030, les 10% des plus riches perçoivent moins de 40% du revenu national. - Émancipation :
Objectif : Une égalité totale entre les genres (homme/femme) en matière de représentation, de droits, de ressources et de pouvoir, tant sur le plan juridique qu’en matière d’emploi. - Transformer le système alimentaire :
Objectif : Un système régénérateur, durable et adapté à tous dans le respect des limites planétaires. - Transformer le système énergétique.
Une neutralité carbone d’ici 2050.
Ces 5 changements de cap extraordinaires ont pour objectif principal :
Faire évoluer notre système économique dont l’objectif est de redéfinir ce qui importe vraiment dans les politiques économiques. Autrement dit, nous devons quitter de toute urgence le modèle économique actuel qui a engendré la crise planétaire dans laquelle nous sombrons de plus en plus rapidement.
Les gouvernements doivent se dégager des forces économiques qui verrouillent les grandes transformations, les 5 changements de cap, qui sont vitaux à notre survie. Mais rien ne s’est encore fait en lien avec l’urgence de la situation qui se dégrade en accéléré. Et rien ne se fera sans une montée aux barricades des citoyen.ne.s comme nous le rappelle Earth4All :
« Par le passé, bon nombre de transformations importantes ont été impulsées par des mouvements sociaux de grande ampleur réclamant des changements… Le Giant Leap ne dérogera pas à la règle ».
On nous rappelle aussi le peu de temps qu’il reste à appliquer drastiquement les solutions qui ont trop tardé à se mettre en place :
« C’est également au cours de cette décennie que les émissions de gaz à effet de serre devront atteindre un pic et diminuer d’environ 50 %, afin d’écarter les risques les plus existentiels liés à l’urgence climatique ; que les systèmes agricoles devront passer du statut d’émetteur à celui de capteur de carbone et que le monde devra mettre un terme à la destruction de la nature. Mais, c’est avant tout au cours de cette décennie que le monde devra s’attaquer aux inégalités les plus criantes ».
En conclusion, Earth4All se veut optimiste. Leurs solutions sont applicables à condition qu’une majorité de citoyens et citoyennes en fassent non seulement leurs priorités, mais que ces priorités se transforment en valeurs fondamentales qui guideront leur vie. Alors oui, les solutions sont connues, mais un aspect crucial à cette transformation sociétale n’est pas encore solutionné : comment changer le comportement de l’humanité avant que les points de bascule n’emportent nos écosystèmes et nous-mêmes du même coup. Donc, rappelons-nous que pour que la phrase qui suit puisse se concrétiser, nous aurons donc à nous investir corps et âme dans cette profonde transformation de nos vies et de notre relation au vivant :
« Nous invitons toutes les personnes qui le souhaitent à proposer de nouvelles idées sur la manière de faire évoluer nos systèmes économiques, et nous invitons les gouvernements à mener cette discussion en organisant des assemblées auxquelles leurs citoyens pourront participer, en investissant dans les cinq changements de cap, en adoptant de nouveaux indicateurs pour mesurer les progrès et en réformant le système international pour relever les défis de notre époque. Il n’est pas trop tard ».
Earth4All a été écrit en 2022.
Enquête sur la prévention primaire de la violence et suite de notre projet
Dans la dernière année, le CRNV a fait une enquête en prévention primaire de la violence. Le but de l’enquête était de répertorier 24 organismes qui agissent sur les facteurs de risque et les facteurs de protection de la violence. Plusieurs constats ont pu être établis. D’abord, la prévention primaire est peu abordée sur l’ensemble du Québec; les initiatives sont très localisées. De plus, les liens entre la prévention primaire et les facteurs de risque / protection sont peu établis. Ainsi, plusieurs organismes qui travaillent en gestion des facteurs de risque et de protection ne se reconnaissent pas en prévention primaire. Finalement, il est difficile de financer des projets exclusivement en prévention primaire, car les résultats arrivent souvent plusieurs années plus tard. Quelle est la suite de ce projet? Nous sommes à la rédaction d’un nouveau projet afin de le soumettre à une demande de financement. Ce projet se veut être une suite à l’enquête afin de combler des lacunes observées. Comment valoriser la prévention primaire de la violence? Comment pouvons-nous outiller les organismes de première ligne en prévention primaire? Le CRNV propose de bâtir une formation pour accompagner les organismes dans l’ajout de la prévention primaire dans leurs activités. Ainsi, nous permettrons aux idées novatrices de se développer au travers le Québec.
Ressources en cas de perte de logement
La saison du déménagement est à nos portes. Vous n’avez pas trouvé de logement ou vous avez perdu le vôtre? Veuillez contacter: POPIR: 514-935-4649; RIL Pointe-St-Charles: 514-437-8822; Service de références: 514-868-4002 ou 311
https://popir.org/ressources-et-informations-pour-personnes-a risque-de-perdre-leur-logement/
Projet de loi 69: vers la fin du monopole d’Hydro-Québec sur la distribution d’électricité?
La CAQ a récemment déposé un projet de loi afin que les entreprises privées puissent produire et distribuer leur électricité. L’objectif est d’augmenter les investissements dans la diversification et l’entretien énergétique au Québec. Or, la sortie des énergies fossiles, implique de conserver le caractère public du secteur de l’électricité au Québec, afin d’en faire un outil de transition écologique et de planification économique.
Solidarité, Écologie et Justice : le Front populaire, notre espoir commun
La gauche française a créé un Front populaire pour les élections législatives du 30 juin et du 7 juillet prochain. Le groupe de Greenpeace France appel la population dans les rues afin de défendre ses valeurs sociales, d’équité, de justice et d’environnement.
https://nonviolence.fr/Solidarite-Ecologie-et-Justice-le-Front-populaire-notre-espoir-commun
Bilan PAQ-G 2022-2023
Cette année le Projet Accompagnement Québec-Guatemala (PAQ-G) célèbre ses 30 ans. Voici leurs accomplissements de l’année:
- Reprise du processus d’élaboration de la campagne de la défenseure de l’année depuis la pandémie
- Criminalisation, dissolution et fermeture du bureau d’Aco-guate (Organisme partenaire sur le terrain) et suspension de l’accompagnement
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) investit dans le génocide de Gaza
En 2004, la Cour internationale de justice a déclaré que les colonies israéliennes dans le Territoire Palestinien Occupé (TPO) sont contraires au droit international. En 2021, ils sont considérés comme étant des crimes de guerre. Les Nations unies ont créé une base de données d’entreprise qui arment ou financent les TPO. Cette liste contient près d’une centaine d’entreprises de toutes sortes. La CDPQ a plusieurs portes-feuilles en lien avec des entreprises de cette liste. World Beyond War a créé une autre liste Canada Stop Arming Israel (Arrêtez d’armer Israël) afin de soutenir l’opposition aux TPO. Or, la majorité des entreprises qui y figurent ont des actifs financiers en lien avec les TPO. Sachant que soutenir les TPO constitue un crime de guerre, la CDPQ ne devrait-elle pas faire attention aux activités qu’elle supporte? Dans le cas présent, se rend-t-elle coupable de complicité de crime de guerre?
Gaza – qui profite ?
Par Colin Perreault (fondateur du mouvement culturedempathie.org)
Derrière ces atrocités qui se déroulent à Gaza, qui profite ? Les compagnies d’armements font des milliards de PROFITS pendant ces conflits. Incroyable de penser que l’on peut faire des PROFITS sur la mort de nos frères, sœurs et enfants. Comme toujours la population civile et même les soldats ne sont que de la chair à canon pour que les empires économiques continuent. Il est incroyable de penser que les tensions ethniques et historiques sont attisées de manière volontaire pour continuer à faire rouler ces conflits armés et aussi con server le contrôle militaire dans ces régions pour ainsi tenir mainmise sur les ressources et aussi sur cette manne de dé penses militaires.
Et à un certain degré, même les soldats, ne sont que des pions dans ces conflits. Oui, ils ont la responsabilité aussi de leur choix d’être dans cette situation contrairement aux civils qui ne font pas le choix d’être là. Mais pour plusieurs soldats, peu d’autres options se présentaient à eux dans leur vie. D’autres croyaient aider, peut-être en allant secourir dans des désastres naturels surtout… Les jeunes Israéliens, eux, ont un service militaire obligatoire. ET, on a toujours le choix, mais il faut le savoir. Quelques jeunes de ce pays optent d’ailleurs pour être des objecteurs de conscience; refuser de servir comme soldats, certains le font en faisant un “service” social, d’autres désobéissent et en vivent les conséquences. Plusieurs Palestiniens refusent aussi de servir le conflit armé…la non-violence est vivante des deux côtés, mais va-t-on en entendre parler par les médias conventionnels ? Je vous laisse répondre.
Ces conflits servent l’industrie militaire et tous les complexes économiques pétroliers. Donc, l’Empire américain doit con server vivant ces conflits. Pour la majorité des personnes qui lisent ce texte, sachons que nous faisons face à une idéologie qui est complètement opposée à celle partagée par les personnes qui désirent une « paix » sur la terre. C’est une idéologie qui croit que les conflits violents doivent exister. Je précise ici: Les conflits, les tensions font partie de la vie, ils sont par ties intrinsèques. La manière de les vivre est un CHOIX. Veut-on vivre les conflits par la violence ou par la non-violence ? Voilà est le choix devant chacun de nous tous les jours.
Les empires militaires et exploitants de ressources naturelles ont faits leur choix, les conflits violents sont nécessaires pour garder leur équilibre et privilèges économiques. Qui peut les arrêter ? TOUTES les autres personnes qui veulent vivre différemment sur terre. Qui arme le Hamas et l’armée Israélienne ? Les paysans ? Les professeurs ? Les familles ? Non – ces armes proviennent des empires, des gouvernements. Il est du choix du peuple, des 99% humains ne profitant pas directe ment de ces profits monstres de refuser de supporter ces industries.
Où commence la non-violence* et la résistance?
Par Colin Perreault (fondateur du mouvement culturedempathie.org)
- Avec soi – comment l’on se parle soi-même;
- À la maison – amis – familles – colocs;
- Au travail – éthique et intégrité dans tes choix;
- Dans notre façon de consommer… bla bla on connaît;
- Choix d’investissements à la bourse ou ailleurs;
- Implication dans la communauté – comment parle-t-on à la caissière…;
- Politique – qui élit-on ? Des partis qui achètent des avions de guerre pour 18 MILLIARDS $ ? Oui ici au Canada, pays de paix ?
*(la non-violence c’est d’aller activement vers les conflits avec curiosité, ouverture, humilité et support au besoin dans l’intention de transformer le problème sans user de violence mentale ou physique)?
Nous avons tous le choix – à chaque sphère de nos vies – personnelle, interpersonnelle, internationale, économique de choisir de vivre sans choisir le conflit violent, de vivre le conflit non-violent. On commence là, naïvement et imparfaitement, on s’implique, on développe nos propres capacités pour ne pas être tenté par la gâchette sur le fusil qui t’es présenté. Car sans entraînement, notre mental, notre volonté n’est pas prête à dire non à l’histoire dominante omniprésente de la violence nécessaire. Comme Martin Luther King l’a dit, l’arme la plus forte est celle de l’« épée qui guérit » : la non-violence.
Fin de la phase de transition du CRNV – Nouvel élan pour le CRNV
Lors du dernier bulletin, le CRNV annonçait un réaménagement de ses orientations. Grâce à une subvention reçue du Fonds de relance des services communautaires offert par le gouvernement du Canada, le CRNV a pu se renouveler et procéder au réaménagement du CRNV tant au niveau structurel, organisationnel que de gouvernance. Ce fonds a aussi permis de créer un répertoire d’organismes agissant en prévention de la violence primaire. Cette enquête ayant illustré un manque criant de services allant en ce sens, le CRNV évaluera de façon urgente le fait de monter un programme de formation pour les intervenants des services communautaires de première ligne. Ayant toujours comme fonction d’être un centre de documentation accessible à tous avec son large inventaire de livres et d’ouvrages sur différentes luttes non-violentes, le centre s’est doté d’un tout nouveau studio avec lequel il sera possible de médiatiser les luttes citoyennes et d’offrir aux organismes ou aux comités citoyens mobilisés des services stratégies militantes de tournage et de diffusion balado. Ces balados porteront entre autres sur les enjeux de paix et de non-violence, et sur les immenses défis climatiques à nos portes. Par son service d’éducation sur la non-violence, le CRNV continuera d’agir dans un contexte de défense collective des droits par ses activités de mobilisation sociale pour répondre à des situations pouvant s’avérer problématiques dans plusieurs sphères. Elle continuera à offrir une assistance à la mobilisation des organismes de la société civile qui travaille au progrès des enjeux relatifs à la crise climatique, auprès des organisations citoyennes à la recherche de site pour protéger la population civile en cas de chocs climatiques.
Une enquête et des vidéos
L’enquête sur la prévention primaire de la violence nous a permis de nombreux constats. Le document qui en a résulté sera disponible, en ligne, sur notre site web et en version papier à la fin juin. De plus, disponible sur la chaîne YouTube du CRNV, en appui à ce document des capsules vidéo seront également disponibles.
Nouveau podcast
Grâce au nouvel aménagement du local du CRNV converti en mini-studio, un projet de balado s’intitulant Point de bascule a vu le jour. Animé par Michel Jetté de GMob, Point de Bascule est un podcast qui traite d’enjeux sociaux, politiques et environnementaux dans lequel interviennent des acteurs qui mettent en lumière les points de bascule dont fait face l’humanité. Le tout premier podcast : Privatisation d’Hydro-Québec: un enjeu de dépossession avec Normand Beaudet qui nous explique la soi-disant transition énergétique menée par la Coalition Avenir Québec (CAQ). Le deuxième podcast intitulé : La démocratie sous attaque? Le projet de loi 57 sous la loupe, dans lequel Jacques Benoit nous fait part de ces craintes face à ce nouveau projet de loi qui pourrait porter atteinte de manière injustifiée à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique; enjeux qui sont à la base de notre démocratie.
Emploi été Canada et nouveau projet de résilience
Dans le cadre du programme Emploi été Canada, le CRNV est présente ment à la recherche d’un.e jeune afin de travailler sur un nouveau projet qui est en continuité avec les activités déjà entreprises avec son projet des églises-refuges.
Ce projet, nommé Résilience C, a été déposé le 5 avril dernier à la Direction régionale de la santé publique (DRSP) de la ville de Montréal, pourrait s’échelonner sur 3 ans et débuter en septembre 2024. Il s’agit de déclencher un projet de consultation au travers de tout groupe communautaire du quartier Saint-Henri dans le but d’élaborer des mécanismes d’adaptation aux changements climatiques dans des contextes de déstabilisation sociale : canicules extrêmes, inondations, tempêtes, etc. Ceci afin de composer dans un premier temps, un répertoire d’organismes, de lieux et de mécanismes afin de créer des protocoles d’interventions qui amène raient une collaboration et une synergie entre les organismes visés pour amener une cohésion et une efficacité lors de ces événements. Tout ceci en support aux mécanismes déjà établies (sécurité civile, pompiers, etc.)