Vie du Centre printemps 2010

Du sang neuf au Conseil d’administration

Le conseil d’administration du Centre de ressources sur la non-violence a encore changé de visage cette année. D’une part, c’est avec grand bonheur que nous avons vu se joindre à nous le 10 février dernier deux de nos collaborateurs, Martin Hébert, du département d’anthropologie de l’Université Laval et Dominique Simard du Forum Jeunesse régional Chaudières-Appalaches. D’autre part, avec l’intégration au C.A. de ces nouvelles personnes, la réattribution des postes a eu lieu. Désormais, Pascale Frémond et Martin Hébert occupent respectivement les postes de Présidente et Vice-président.

Alexandre Vidal est le nouveau Secrétaire, Gerry Pascal le Trésorier, tandis  que Normand Beaudet et Dominic Simard siégeront cette année comme administrateurs.

Nous souhaitons que ce vent de changement apporte une bouffée de fraîcheur dans nos idées et dans nos projets.

Des projets pour relever les défis du financement

La diversification des sources de financement est un des principaux défis que le C.A. et la coordination du Centre tentent de relever cette année. Le Centre travaille, depuis un certain temps, à la définition d’une voie d’engagement citoyen jeunesse et d’un service civil pour nos jeunes adultes.  Des échanges ont lieu avec des organismes intéressés et des agences gouvernementales qui désirent travailler dans cette direction. Plusieurs projets en ce sens circulent présentement : un projet d’ « Institut pour la paix et la sécurité citoyenne » ; un projet de secrétariat pour un « Mouvement jeunesse pour la sécurité civile et la paix » et un plan d’activités pour la « Journée internationale de la non-violence », etc.  Il y a lieu d’espérer que ces projets donnent des résultats concrets au cours des prochains mois.

Soirée de la paix : un événement prometteur

Le travail accompli autour de la dernière visite du Dalaï-Lama à Montréal n’est pas resté sans suite.  Lors de cet événement, le projet « Outils de paix » a réuni une quinzaine d’organismes dans un programme de formation aux compétences de paix.  Le travail s’est poursuivi et a permis de réaliser une première rencontre d’une vingtaine d’organismes de paix et six fondations philanthropiques privées lors d’une soirée de la paix. L’étroite collaboration entre les donateurs devrait entraîner une bonne concertation d’organismes.  Des discussions sont en cours pour évaluer la possibilité de poursuivre avec « Outils de paix ». Il s’agirait d’investir d’importantes ressources pour  aider les organismes de paix à améliorer leur capacité de communication.

Mouvement jeunesse pour la sécurité civile et la paix

Nous ne comptons plus les échanges et discussions sur la question d’un « Mouvement jeunesse pour la paix ».  Parfois, une idée prend beaucoup de temps à germer.  Il semble que la graine soit déjà en terrain fertile. On parle maintenant d’un « Mouvement jeunesse pour la sécurité civile et la paix ».  Nous osons croire que le Centre trouvera les ressources pour finalement investir activement temps et énergies dans le dossier.  Les assises pour une telle initiative existent déjà comme on a pu le constater en visionnant les vidéos de la conférence du 2 octobre dernier au YMCA.

La Marche mondiale des Femmes et le Centre

La Marche mondiale des femmes s’organise cette année autour du thème « Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche ! ». Elle entend porter haut et fort au Québec des revendications de paix et de démilitarisation, dont certaines initiées par le Centre. En plus de marcher pour demander l’arrêt de la participation canadienne à la guerre en Afghanistan, les participantes de toutes les régions de la province feront écho à la campagne anti-recrutement initiée par le Centre en 2007 pour revendiquer l’interdiction du recrutement militaire dans les établissements scolaires. Voilà un bel exemple  de collaboration entre différents mouvements. http://www.marchemondiale.org/index_html/fr

Suivi de la recherche militaire dans les universités

Le débat sur la question des recherches universitaires financées par l’armée, lancé pendant l’été 2008 par le Centre, refait surface dans le milieu académique québécois. Un projet de recherche étudiant, piloté par le Centre, avait alors permis de relever une grande quantité d’études universitaires effectuées pour le compte de l’armée. Portant sur les technologies de l’armement, ces études se déroulent en violation des normes les plus élémentaires de transparence et d’éthique. Malgré une opposition des plus vives de la part des étudiants et professeurs, l’administration de McGill a entrepris de se départir de ses politiques d’encadrement de la recherche. Cette décision a pour effet que les recherches militaires se poursuivront sans aucune considération pour ses répercussions sociales. Cette action sans précédent ravive le débat sur la responsabilité sociale des chercheurs de nos institutions civiles. http://demilitarizemcgill.com/fr/