Vers un plan de relance de la lutte climatique 6

Fiche 6 : Vers des camps climat partout.

Envisager d’agir sur l’étendue du territoire.

Étape ultime de la lutte, le moyen de pression. À la suite d’un délai raisonnable et si les gouvernements, pour toutes sortes de raisons ne bougent pas. Nous lancerons un appel à des camps climat, sur les sites des bâtiments patrimoniaux.

Hypothèse 1 : Les acteurs locaux sont difficiles à mobiliser : Un groupe restreint de militants établissent hebdomadairement un kiosque d’informations éphémère sur la nécessité d’établir des installations adaptées à la résilience climatique dans les lieux patrimoniaux. Des actions de piquetages sont organisées par les militants communautaires aux portes des institutions publiques. Les syndicats respectent les piquets de grèves. De multiples petites grèves sociales revendiquant la protection des plus vulnérables émergent partout. On souligne que de nombreuses communautés revendiquent la même chose partout!


Hypothèse 2 : Le comité de résilience communautaire climatique a réussi à mobiliser certains élus locaux, et obtiennent une sympathie de la fabrique paroissiale pour un nouveau projet porteur. Un espace permanent d’éducation à la résilience climatique est établis sur le site de la paroisse; et un comité de pression politique sur les députés est formé. Des actions sont préparées et conduites auprès des gouvernements supérieurs, et Hydro-Québec pour que les moyens soient attribués à la communauté.

The Statue of Queen Victoria in Montreal’s Square Victoria becomes an impromptu billboard for messages of all kind as Occupy Montreal supporters hold a rally. Occupy Montreal supporters, part of a global movement for economic justice, are seen in large number at Square Victoria on Sunday, October 16th, 2011. (THE GAZETTE/Tim Snow)

Hypothèse 3- Des résolutions municipales, et au niveau des MRCs sont adoptées afin de prendre possession des lieux patrimoniaux, de les restaurer et d’en faire des sites de résilience communautaire. En étroite collaboration avec les ressources municipales et régionales; et avec les acteurs communautaires; des pressions directes sont appliquées afin d’obtenir d’urgence les ressources nécessaires à la réalisation des projets. Des militants actifs occupent les bureaux de députés et de ministres. Des camps permanents sont établis sur des sites stratégiques installations gouvernementales, bureaux d’élus, site d’Hydro-Québec ou installations stimulant la dépendance aux hydrocarbures. On est dans une dynamique de lutte pour obtenir des ressources de résilience.

Hypothèse 4- Rien ne bouge : Les militants et les communautés mobilisées établissent des camps climat. Le but de ces camps est de former la population aux stratégies et tactiques pour contraindre les autorités à se soumettre aux exigences de la population. Le but ultime est de former de véritables assemblées citoyennes ayant pour but de prendre le contrôle des leviers politiques en fonction de la résilience et de la plus grande autonomie possible des communautés. Les enjeux de sécurité énergétique, sécurité alimentaires, sécurité hydrique, sécurité sanitaire et environnementale sont abordées.


La stratégie des lignes de piquetages, des camps, des occupations et des actions de désobéissance civiles doit se déployer graduellement. Les gestes les plus exigeants en termes de ressources doivent rester aussi longtemps que possible des menaces. Nous devons préserver les moyens ultimes de contrainte. On peut passer par la diffusion tactique de stratégies et de moyens d’action; la formation et les camps peuvent servir de mode de transmission de cette menace. L’important est que la stratégie soit crédible, et plausible et qu’elle se déploie en continu. Le meilleur scénario celui qu’on met graduellement en place, et qui permet de gagner, sans jamais mettre à exécution la menace ultime.