Taking a stand: A guide to peace teams and accompaniment projects (livre)

Ce livre, format de poche, paru en anglais aux éditions de la New Society Publishers, compte parmi les quelques publications d’appoint dans le domaine de l’intervention civile.

Elisabeth F. Boardman. (Photo: auteur inconnu)

Elisabeth F. Boardman. (Photo: auteur inconnu)

Tenant son impulsion des expériences personnelles de l’auteure, une Quaker américaine, ayant décidé de séjourner en Irak avec Iraq Peace Team en décembre 2002, il se transforme en un guide dont le but est d’informer sur les manières dont de nombreux activistes de la paix, des défenseurs de la justice se sont engagés et continuent de s’engager à l’international pour la défense des droits humains.

Cet ouvrage est l’oeuvre d’une militante devenue accompagnatrice, et, encore convaincue qu’elle « ne pouvait rester tranquille quand «son» pays s’apprêtait à sacrifier ses propres jeunes gens dans une guerre contre d’autres personnes innocentes ». L’auteur dit avoir soutenu le mouvement pacifiste, considérant qu’avec l’intervention civile, et notamment avec des forces de paix et divers projets d’accompagnement, il connaît le développement le plus intéressant de son histoire.

À l’instar des publications antérieures comme Unarmed Bodyguards : International Accompaniment for The Protection of Human Rights (Mahoney & Eguren), le livre de Boardman répond à toutes les questions qu’évoquent les actions d’interventions non violente. Mais en plus, par-delà l’office d’information qu’il remplit, le livre se veut un guide. Un guide dont le but est double:

1) fournir un portrait vif de ce que cela représente de voyager pour un autre pays au nom de la paix, d’afficher sa détermination face à la violence, de prendre sérieusement position pour la justice;

2) donner à d’autres personnes éprises de paix les raisons d’y croire, de s’impliquer dans le mouvement d’intervention civile en se disant que d’autres l’ont fait et continuent de le faire.

Ces buts s’accomplissent à travers 11 courts chapitres qui font de Taking A Stand un dialogue permettant de répondre aux questions : Pourquoi partir ? Où aller et pourquoi faire ? Qu’en diront les proches et connaissances ? N’est-ce pas dangereux ? Qui doit être tenu au courant ?, etc.

L’écrit, enrichi par les témoignages de plusieurs activistes et chefs d’équipes, se termine sur une projection dans le futur : le titre du dernier chapitre est une voie tracée pour le futur.

Il invite à prêcher par des exemples qui font boule de neige, stimulant l’engagement d’un plus grand nombre contre les absurdités de la guerre.