L’accompagnement international sous tension au Guatemala : BONNE NOUVELLE!

C’est avec soulagement et satisfaction que nous vous annonçons que l’annulation des visas de deux accompagnateurs internationaux des Brigades de Paix au Guatemala a été révoquée par le Ministère de l’Intérieur! PBI a été informé que les accompagnateurs retrouvaient leur permis de résidence temporaire, ce qui leur permettra de poursuivre leur mandat d’observation de la paix auprès des défenseur-e-s guatémaltèques des droits humains.

Brigades de Paix considère que toutes les démonstrations de solidarité, les appels à la mobilisation, les appuis et les lettres officielles de préoccupation qui ont fusé de toutes parts au cours de la dernière semaine, ainsi que la couverture médiatique de la situation à l’international, ont contribué de manière fondamentale à cette résolution positive de la situation. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits Humains au Guatemala (OACNUDH) a salué le fait que dans une telle conjoncture, « les ministres de l’Intérieur et des Relations extérieures du Guatemala aient réitéré leur reconnaissance de l’important travail que réalisent les personnes, groupes et organisations nationales et internationales dédiées à la défense des droits humains et de leur contribution au renforcement de la démocratie et de l’État de droit ».

Le Projet Accompagnement Québec-Guatemala tient également à souligner la victoire que constitue cette nouvelle, tout en restant alerte face aux attaques diffamatoires émises à l’endroit des accompagnateurs-trices internationaux depuis quelques temps.

L’accompagnement civil des défenseur-e-s des droits au Guatemala constitue un engagement solidaire entièrement aussi légal que légitime. La légalité et légitimité de cette forme d’engagement est notamment explicitée dans la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits humains et les libertés fondamentales universellement reconnus. Celle-ci évoque notamment le droit des personnes ou associations d’observer, étudier, documenter, communiquer et évaluer la situation des droits humains, ainsi que d’appeler l’attention du public sur les violations de droits, ce qui constituait justement la fonction des accompagnateurs des Brigades de Paix le 23 mai dernier à La Puya, alors que les autorités ont évincés violemment des défenseur-e-s de droits.

Expulsion de La Puya (Photo James Rodriguez)

Expulsion de La Puya (Photo: James Rodriguez)

Utilisation de gaz lacrymogènes lors de l'expulsion de La Puya. ( Photo: Guatemala Human Rights Commission)

Utilisation de gaz lacrymogènes lors de l’expulsion de La Puya. ( Photo: Guatemala Human Rights Commission)

Finalement, le PAQG joint sa voix à celle de PBI pour remercier les personnes et organisations qui se sont mobilisées à l’occasion de cet épisode mouvementé.

 

15 DE JULIO DEL 2014: ESCUCHE LA ENTREVISTA DE PAQG SOBRE EL CONTEXTO DE ESTOS ACONTECIMIENTOS EN RADIO-CANADA INTERNACIONAL (ESP)